fête nationale

Il faut avoir vu une ville tôt le matin, comme à l’aube d’une fête nationale, pour la saisir dans sa rare nudité, pour qu’elle vous parle sans détour, sans alibi, sans emballage. Vidée pour ainsi dire de ses ressortissants, loin des flots de paroles, loin du monde, déshabillée de tous ces bruits qui la chevauchent continuellement, dégarnie des commerces et des services qui la chargent d’utilités, dépouillée des engins de transport qui la traversent et hachurent sa physionomie, elle révèle sa personnalité brute, elle vous raconte dans son silence ce qu’elle est au fond de vous.

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