inquiétude

… Je lui ai dit de ne pas s’en faire, qu’il ne s’agissait que d’une consultation, que comme son nom l’indique il n’était question que d’un avis, sans plus d’effet, que si elle voulait ne pas tenir compte de cet avis elle pourrait l’oublier aisément, ensuite, une fois rentrée, que c’était très simple, très courant, que des avis il y en avait partout, tout le temps, que ce n’était pas un drame. On est ressorti. Je lui ai dit que si elle y tenait on ne la toucherait pas, qu’on n’essaierait sur elle aucun appareil de mesure, qu’elle n’était pas obligée de répondre à toutes les questions, qu’elle dirait ce qu’elle voudrait, qu’il ne fallait pas en faire tout un plat. On est rerentré. Je lui ai dit que si elle était là à attendre, c’était bien parce qu’elle avait pris rendez-vous, qu’elle avait inscrit ça dans son calepin, parce qu’elle avait envie de savoir, que c’était quand même utile cette rencontre, qu’elle serait peut-être contente de tout ça finalement. On est ressorti. Je lui ai dit que quelque part elle s’était engagée, en prenant ce rendez-vous, qu’elle n’était pas toute seule dans cette histoire, qu’il fallait en tenir compte, qu’on ne plantait pas les gens comme ça. On est rerentré. Je lui ai dit que de toute manière il était déjà trop tard, qu’on était dans cette salle d’attente, qu’il n’y avait plus rien à faire, qu’à continuer, qu’à laisser courir. On est ressorti. Je lui ai dit que ça ne servait à rien de se parler dans l’oreille, qu’on n’avait rien à cacher, qu’après tout on voyait bien qu’elle était inquiète, qu’il fallait qu’elle le dise. On est rerentré…

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