poli

poli

Poli tu es si poli tu passes toi-même cette râpe par tout le corps tu te rabotes et ta peau devient plusieurs petites peaux elle s’éparpille en copeaux tu t’épluches tu te racles jusqu’au plus dur tu te pèles comme un pain une fleur tu te décroutes ton pain devient brioche tu distribues tes squames à tout va en veux-tu en voilà tu t’éparpilles comme des cendres dans un coup de vent.
Peu à peu ton visage s’écroule tes doigts fondent tu n’as plus de bras tes jambes se dissolvent tu n’es plus qu’un grumeau un cactus un squelette tu cherches encore dans ta langue s’il ne te reste pas un ou deux copeaux à rendre mais non tu as tout rendu il ne reste plus rien tu te retrouves seul tout poli dans cette tuyauterie.

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