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Au 1 se dressent comme d’opiniâtres vestiges le temple du bien, les maîtres de la pierre.
Cela commencerait ainsi, entre de hauts murs, d’imposantes colonnes d’archives portant mémoire des occupations et des titres, où sur des feuilles appelées actes, possessions accessions successions transmissions donations filiations réinventent immuablement des propriétés divisibles et expansibles à l’infini. Comme dans un universel jeu de cubes, des millions de mètres carrés se recomposent, modulables morcelables encastrables emmurables, habitables enfin. Ici on jongle avec le dur, couches après couches on investit l’immobile. Dans la chaleur des sièges, des stylos où les doigts se serrent, on évalue on pèse on réfléchit on hésite, puis enfin on signe, la cérémonie de la clé couronnant l’évènement. Sacre.
Sur le bord d’une corniche surplombant le fleuve deux pigeons venant de rapatrier la dépouille d’un vieux sandwich festoient.

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