juillet

… j’avais conçu tout un tas de projets pour le mois de juillet, prévoyant quantités de choses que j’allais pouvoir accomplir justement parce que c’était le mois de juillet, me disant tout naturellement que je disposerais de beaucoup plus de temps pour faire ce genre de choses ce mois-là, et pas un quelconque autre mois de l’année où il m’était en général impossible de mener à bien ce genre de projets, étant la plupart du temps trop occupé à toutes ces activités courantes qui m’empêchaient de faire les choses que je projetais de faire et que je repoussais sans cesse à plus tard, et je me disais à mesure qu’on avançait vers l’été que c’était à l’évidence dans une période comme celle du mois de juillet qu’il était justement possible de faire ce genre de choses, bien davantage qu’en toute autre période ou mois ou moment de l’année, parce que ces choses-là réclamaient une atmosphère propice et favorable comme l’était précisément la période estivale et plus particulièrement le mois de juillet, que le mois de juillet offrait la liberté et la disponibilité d’esprit idéales pour entreprendre ces choses qu’on ne pouvait faire ni même penser à faire le reste de l’année, étant toujours pris par un tas d’autres occupations accaparant l’esprit du matin au soir, et qu’il n’était par conséquent pas nécessaire de me précipiter maintenant pour essayer de faire ces choses alors qu’elles se présenteraient de la façon la plus propice et la plus évidente en juillet, étant persuadé non seulement qu’elles seraient naturellement beaucoup mieux faites à ce moment-là, mais que je serais alors moi-même nettement plus disposé à les faire, car ce qui importait avant tout dans ce genre de projets était moins les choses à faire en elles-mêmes que la période pendant laquelle ces choses-là étaient faites, période qui permettait justement de les mettre à exécution de la meilleure manière et dans les meilleures conditions qui soient, et tandis que l’été avait approché et qu’on était déjà depuis quelques temps au mois de juillet, je n’arrêtais pas de me dire que j’avais eu parfaitement raison d’attendre ce mois de juillet, qu’à la différence des autres mois le mois de juillet était en effet un mois tout à fait particulier et tout à fait propice, qu’il n’y avait décidément pas une période plus favorable et plus évidente que celle-là pour agir et mener à bien les projets qu’on peinait tellement à entreprendre tout le reste de l’année, et m’étant mis à dresser une liste de toutes ces choses qu’il était enfin possible de faire ce mois-ci, je continuais de penser à tout que je pourrais faire en juillet, à toutes ces choses qui nécessitaient le calme et la tranquillité et la disponibilité d’esprit de ce mois si particulier et si particulièrement propice.

Publicités

2 Commentaires

  1. PdB

    Voilà, l’année dernière, à la même époque, parce qu’elle est propice et permet surtout de pouvoir y penser à l’avance, sans y penser trop puisque justement c’est à ce moment-là qu’on a choisi d’y penser, j’avais pensé, c’était juste avant le début du printemps, on sentait bien qu’il se passerait quelque chose, dans quelques jours, et que, justement. La cuisine n’est toujours pas repeinte. Cette année, je m’en vais en juillet, mais l’année prochaine, avec un nouveau président

  2. ruelles

    … oui, l’année prochaine…

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :